Voler en Polynésie

Particularités du réseau et conséquences

 
Pistes particulières
 

Le réseau Polynésien est pour le moins atypique.

Les 48 pistes du réseau ont des caractéristiques différentes qui influent sur le choix des appareils les desservant et sur les charges marchandes offertes (nombre de sièges limité à la vente) pour la destination.

D'autres aspects entrent également en ligne de compte : longueur et largeur de piste, obstacles, dispositifs de sécurité, dispositifs aéronautiques.
Pour les pistes non accessibles de nuit (seules 12 pistes sur 48 sont équipées de balisage), l'heure du coucher du soleil est un paramètre important dans la construction du programme de vol.

Air Tahiti s'appuie sur les moyens de sa filiale Air Archipels pour réaliser les liaisons des îles les plus isolées.

Depuis avril 2007, Air Tahiti réalise des vols internationaux en effectuant la ligne Tahiti-Rarotonga –Tahiti.

 
Certification ETOPS
 

La particularité du réseau desservi par Air Tahiti lui a valu d'obtenir la certification ETOPS. Air Tahiti fut d'ailleurs la première compagnie à obtenir la certification ETOPS sur ATR 72.
Le survol de l'eau implique en effet de ne jamais s'éloigner de plus d'une certaine distance de certains aérodromes dits "de dégagement". Compte tenu de cette contrainte, le trajet de certains vols peut ne pas être linéaire, mais en ligne brisée. Air Tahiti a obtenu la certification ETOPS (Extended Twin Operations) sur plusieurs appareils, lui permettant de s'affranchir de cette contrainte. Cela a pour conséquence de raccourcir le temps de vol et d'augmenter les charges offertes, voire même d'inclure une île à la liste des destinations autorisées par type d'appareil.
Sans cette certification, l'ATR72 ne pourrait pas réaliser le vol Tahiti-Nuku Hiva.

> Lire l'article du Air Tahiti Magazine sur les particularités de la desserte des îles de Polynésie française.
 

Charge marchande


Afin de pouvoir décoller et atterrir, un avion ne doit pas excéder un certain poids, que nous appelons en aéronautique « charge marchande ».

Ce poids est calculé avant chaque vol et tout kilogramme est pris en compte. Il dépend notamment du type d'appareil utilisé pour le vol, des pistes, du carburant indispensable au trajet, du nombre et du poids moyen des passagers et de leurs bagages*, du matériel nécessaire au service à bord…

Par ailleurs, sur deux tiers des vols d'Air Tahiti, certains éléments propres à la desserte polynésienne, comme par exemple la longueur des pistes, limitent la charge marchande. On parle alors de vols « limités ». Dans ces cas, la compagnie ne peut pas vendre la totalité des sièges disponibles dans l'avion. C'est pourquoi, parfois, vous constatez avec surprise, une fois monté à bord, que certains sièges sont vides alors que le vol est annoncé complet.

*Pour connaître le poids moyen des passagers et de leurs bagages, Air Tahiti, sous l'égide de l'Aviation Civile, effectue une campagne de pesée tous les 5 ans.
 

La sécurité avant tout


Le Service d'Etat de l'Aviation Civile est chargé du respect de la réglementation applicable en matière d'Aviation Civile en Polynésie.

La maintenance des aéronefs du groupe Air Tahiti est effectuée au Centre Technique d'Air Tahiti pour les ATR et au Centre Technique d'Air Archipels pour les Twin Otters et les Beechcrafts. Les deux centres sont agréés par les autorités compétentes. Le programme d'entretien est basé sur un cycle de base de :

  • 400 heures de vol pour les ATR.
  • 125 heures de vol pour les Twin Otter.
  • 200 heures de vol pour les Beechcraft.
     

Les deux centres techniques disposent d'un stock de pièces de rechanges et la remise en état des pièces réparables est pour la majorité des cas effectuée en Europe et aux USA.
 

L'engagement d'Air Tahiti dans le désenclavement des îles


Société polynésienne privée, Air Tahiti assume cependant des missions de service public. La compagnie assure et maintient ainsi des vols réguliers en direction d'une douzaine d'îles isolées et comptant un nombre restreint d'habitants.

L'aviation est en effet aujourd'hui un moyen de transport indispensable. En Polynésie française, cette importance est renforcée par la géographie du pays dont les 118 îles sont disséminées sur 5,5 millions de Km2 soit une surface aussi grande que l'Europe. L'avion n'est en conséquence pas un moyen de transport comme les autres mais un lien essentiel. Sa présence est un facteur clef de désenclavement, spécialement pour les îles les plus isolées.

Cette desserte dite de désenclavement est structurellement déficitaire, c'est-à-dire qu'elle continuerait à dégager une perte d'exploitation, même remplie à 100%.

Elle est en général effectuée en Twin Otter ou en Beechcraft, mais certaines îles peuvent maintenant être desservies en ATR.

La desserte est souvent réalisée dans sa première partie par un pré acheminement au départ de Tahiti en ATR, jusqu'à une île de regroupement (Hao, Makemo, Rangiroa, Nuku Hiva…) où les passagers sont transférés sur un vol en correspondance en Beechcraft ou Twin Otter.
 

Iles concernées par la desserte dite de désenclavement :


Archipel des Tuamotu :

  • Apataki
  • Fakahina
  • Fangatau
  • Nukutavake
  • Puka Puka
  • Pukarua
  • Reao
  • Tatakoto
  • Tureia
  • Vahitahi
     

Archipel des Marquises :

  • Ua Huka
  • Ua Pou


> Lire l'article du Air Tahiti Magazine sur la desserte de désenclavement.
 


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