La Polynésie, un voyage inoubliable

"Ia Ora Na", "Maeva" et "Manava"... C'est par ces trois mots de bienvenue que les Polynésiens vous accueillent. Dans ces pages, découvrez notre Fenua, notre pays, qui vous laissera un souvenir impérissable…


118 îles au coeur du Pacifique
 

Située en plein coeur de l'océan Pacifique, la Polynésie française s'étend sur un espace maritime de 5,5 millions de km², une surface équivalente à celle de l'Europe. Les 118 îles qui la composent couvrent pour leur part plus de 4 000 km². Ces îles, somptueuses et toutes différentes, sont regroupées en cinq archipels aux caractères très marqués.

L'archipel de la Société, constitué des îles du Vent et des îles Sous-le-Vent, est un ensemble d'îles hautes tropicales ceinturées de lagons. Il regroupe notamment :

  • Tahiti, la plus grande des îles polynésiennes, qui abrite la capitale administrative, Papeete, et le seul aéroport international du territoire ;
  • Moorea, dont les pics volcaniques se reflètent dans un lagon aux eaux turquoises, séparée de Tahiti par un profond bras de mer de 17 km ;
  • Huahine, île mystérieuse et sauvage, située à 175 km au nord-ouest de Tahiti, si secrète avec ses traditions encore bien vivaces ;
  • Raiatea et Taha'a, îles sacrées aux fertiles vallées, partageant le même lagon et offrant des conditions de navigation de plaisance particulièrement agréables ;
  • Bora Bora, la célèbre, dominant l'irréelle beauté de ses eaux poissonneuses, de ses motu aux cocoteraies frangées de sable blanc et de ses jardins de coraux ;
  • Maupiti, l'île du coeur, lovée au milieu d'un lagon de jade.

 

L'archipel des Tuamotu est composé d'une myriade d'îles basses ou "atolls", simples anneaux de corail sertis d'îlots verdoyants et enfermant de somptueux lagons. Parmi elles, Rangiroa, Tikehau, Manihi et Fakarava sont les plus visitées.
 

Situé à l'extrême Est du territoire polynésien, l'archipel des Gambier est composé de la haute Mangareva et de sa ceinture d'îlots, vestiges des versants éboulés de son ancien cratère volcanique.
 

L'archipel des Marquises est constitué d'une douzaine d'îles hautes, sortes de forteresses vert sombre semblant jaillir des profondeurs de l'océan Pacifique, situées à deux pas de l'équateur et à quelque 1 500 kilomètres de Tahiti. Seules six de ces îles sont habitées : Nuku Hiva, Hiva Oa, Ua Pou, Ua Huka, Fatu Hiva et Tahuata.
 

Quant à l'archipel des Australes, il est situé à l'extrême Sud et regroupe cinq îles hautes : Rurutu, Tubuai, Rimatara, Raivavae et Rapa.

Ultimes terres habitées du Pacifique sud, hors des circuits touristiques conventionnels, les îles Australes sont d'anciens volcans, mais aux reliefs plus doux et aux sommets moins élevés que ceux des autres archipels, à l'exception de Rapa.
 

Des îles hautes volcaniques et des atolls coralliens


De ce pays d'Outre Mer rattaché à la France, le grand public ne connaît bien souvent que Tahiti et Bora Bora (situées dans l'archipel de la Société), tant ces îles demeurent mythiques. Or, chacun des cinq archipels polynésiens (Société, Tuamotu, Gambier, Marquises, Australes) offre un visage particulier selon sa situation géographique, ou selon qu'il abrite des îles hautes d'origine volcanique (Société, Marquises, Australes, soit au total 35 îles) ou des atolls coralliens (Tuamotu et Gambier, soit 83 atolls).

Des îles hautes, Tahiti est la plus vaste avec plus de 1 000 km2, et la plus peuplée (environ 178 000 habitants, soit 70% de la population totale).
 

Un territoire préservé
 

Pas un continent à moins de 5 700 km - l'Australie - et une mère patrie, la France, située presque aux antipodes, à 17 000 km. Poussières d'étoiles éloignées des grands pôles économiques et politiques, Tahiti et ses îles sont avant tout caractérisées par leur isolement. Nombre d'îles ne comptent que quelques centaines voire quelques dizaines d'habitants et une quarantaine d'entre-elles demeurent inhabitées.

Cet isolement géographique s'avère être un atout vecteur d'exotisme et de rêve par l'attrait touristique qui s'en dégage et l'environnement naturel préservé de ces îles. Par ailleurs, l'essor des nouvelles technologies (Internet, télévision par satellite…) contribue de plus en plus à relier Tahiti et ses îles au reste du monde. Le niveau d'infrastructure sanitaire, pédagogique, les transports et le taux d'équipement (automobile, informatique, électroménager…) font de ce territoire, en apparence isolé, l'un des plus modernes du Pacifique Sud.
 

Peuplement du triangle polynésien
 

Il comprend les îles du Pacifique ayant été successivement peuplées par les navigateurs Polynésiens : les Marquises, Hawaii, l'île de Pâques et la Nouvelle-Zélande. Ces populations partageaient ainsi les mêmes racines linguistiques et culturelles et possédaient des traditions, des usages culinaires et une mythologie semblables. L'archipel des Marquises fut le premier à avoir été peuplé de Polynésiens vers le 3ème siècle de l'ère chrétienne. Les premiers occupants des îles Hawaii (4 500 km au nord de Tahiti) seraient des Marquisiens qui y accostèrent entre 500 et 800 ans après J.-C. en naviguant aux étoiles. Ces derniers rencontrèrent ensuite le continent américain qui marqua la fin de leur exploration de l'Est du Pacifique. Ils découvrirent sur leur retour la Nouvelle-Zélande (vers l'an 800), qu'ils nommèrent « Aotearoa » (le pays du long nuage blanc). Enfin, les Marquisiens peuplèrent l'île de Pâques (Rapa Nui) située à 4 000 km au sud-est des Marquises.


Sur de grandes pirogues...
 

La théorie désormais généralement admise situe en Asie du sud-est l'origine des vastes migrations ayant entraîné, il y a trois ou quatre mille ans, le peuplement du Pacifique par les populations polynésiennes.

Utilisant des pirogues doubles à voile, construites en bois et fibres tressées, ces premiers navigateurs intrépides, grâce à leur connaissance du vent, des courants et des étoiles, voyagèrent vers l'Est, colonisant les archipels du Pacifique centre (îles Cook, Tahiti et ses îles...) entre 500 av. J.-C. et 500 ap. J.-C.

Ces grandes expéditions, achevées vers 1000 après J.-C., donnèrent naissance au "triangle polynésien" composé d'Hawaii (au nord), de l'île de Pâques (à l'est) de Tahiti et ses îles (à l'ouest) et de la Nouvelle-Zélande (au sud-ouest). Les différentes langues employées dans ces îles, issues de la langue ma'ohi, témoignent de l'origine commune de leurs habitants.
 

L'arrivée des Européens
 

Au XVIe siècle Magellan, puis Mendana touchèrent respectivement l'archipel des Tuamotu et des Marquises. Cependant, c'est à l'Anglais Samuel Wallis que reste attachée la mémoire de la découverte européenne de Tahiti (1767). L'année suivante, le français Antoine de Bougainville baptisa cette île "La nouvelle Cythère". Un an après, l'Anglais James Cook y débarqua à son tour et pris possession des îles de la Société. Tahiti et ses îles étaient alors divisées en plusieurs chefferies et royaumes et la cosmogonie polynésienne comptait différentes divinités. Peu à peu, les missionnaires protestants et catholiques évangélisèrent les îles, alors que vers 1797, avec l'aide des européens, un des chefs réussit à affirmer sa suprématie et créa la « dynastie des Pomare ».

Au XIXe, Tahiti et ses îles furent le théâtre d'une rivalité franco-anglaise à la fois religieuse, commerciale et stratégique. En 1842, le protectorat français fut finalement signé avec la reine Pomare IV (sur Tahiti et Moorea), puis l'annexion acceptée en 1880 par Pomare V, dernier roi de Tahiti.

Les années 1960 marquèrent un tournant pour Tahiti et ses îles qui, rapidement, ont été propulsées dans la modernité, avec l'implantation du CEP (Centre d'Expérimentation du Pacifique) en 1963 : afflux des habitants des îles vers Tahiti, essor des entreprises locales et du secteur tertiaire, hausse du niveau de vie, découverte et confrontation à une société de consommation jusque-là inconnue.
 

Chronologie
 

  • De - 3000 / - 4000 av J.C. début des vagues de peuplement dans le Pacifique sud en provenance du sud-est asiatique.
  • IIIème - VIème siècle : premières implantations des hommes aux Marquises.
  • De 850 à 1000 : à partir des Marquises, colonisation des îles Sous-le-Vent, d'Hawaii, des îles Cook, de l'île de Pâques et de la Nouvelle-Zélande.
  • 1521 : Magellan découvre une partie des Tuamotu.
  • 1595 : Alvaro de Mendena découvre les Marquises.
  • 1767 : arrivée de Wallis à Tahiti.
  • 1768 : Bougainville baptise cette île la Nouvelle Cythère.
  • 1769 : premier voyage de Cook à Tahiti.
  • 1768 : arrivée de Bougainville à Tahiti. Il prend possession des Iles de la Société.
  • 1774 : Cook ramène en Europe un tahitien, Pa'i.
  • 1773 : 2ème voyage de Cook à Tahiti.
  • 1777 : dernier voyage de Cook en Polynésie.
  • 1788 – 1791 : Mutinerie du Bounty.
  • 1793 : début de la dynastie des Pomare.
  • 1797 : arrivée des premiers missionnaires de la "London Missionary Society".
  • 1797 : création de la dynastie des Pomare.
  • 1815 : les chefs polynésiens perdent la bataille de Fei Pi. Pomare II se convertit au christianisme.
  • 1819 : Pomare II créé le Code de Pomare.
  • 1836 : les protestants anglais obtiennent l'expulsion des missionnaires français.
  • 1841 : Dupetit Thouars proclame le protectorat français sur Tahiti, initiative ratifiée par la Grande Bretagne.
  • 1844 –1847 : guerre franco-tahitienne.
  • 1847 : Pomare IV accepte le protectorat de la France.
  • 1914-1918 // 1939-1945 : de nombreux insulaires partirent épauler les troupes françaises.
  • 1958 : les EFO (Etablissements Français d'Océanie) devinrent la Polynésie française.

 

Une culture traditionnelle omniprésente
 

Berceau de la civilisation ma'ohi s'étendant dans le triangle polynésien, les îles Marquises ont conservé des vestiges imposants et des traditions vivaces.

Les tiki, statues en pierre et les me'ae et paepae, sites religieux et places sacrées composés de pierres levées et alignées ou montées en pyramides, sont présents dans toutes les îles.

La renaissance des arts traditionnels se retrouve dans le développement de l'art du tatouage, expression initiale et ancestrale de valeurs et symboles politico-socio-religieux. Il est aujourd'hui ornement et parure du corps, où l'esthétique des motifs l'emporte sur le sens premier et originel de ces derniers.

On la retrouve aussi dans le foisonnement du renouveau de la danse et des chants polyphoniques tels les tarava, 'ute ou ru'au, exprimant véritablement le fond de l'âme du peuple polynésien.

Ce mouvement culturel intense s'exprime pleinement à travers de nombreuses manifestations festives dont la principale, le grandiose festival du Heiva i Tahiti en juillet, où des groupes de chanteurs, danseurs, musiciens et comédiens comptant jusqu'à 150 participants, rivalisent en création musicale, chorégraphique et vestimentaire. La poésie y retrouve également ses lettres de noblesse dans l'art oratoire ou 'orero avec ses harangues spectaculaires, une tradition orale ancestrale, souvent accompagnées du son pur du vivo ou flûte nasale.


Un patrimoine d'exception
 

La culture polynésienne plonge ses racines aux origines mythiques des grands ancêtres navigateurs qui s'installèrent dans les îles voici 3 000 ans. Elle s'est transmise, de génération en génération, par la parole sacrée. De tradition orale, elle s'est perpétrée au fil des siècles, parfois oubliée de tous, pour finalement ressurgir, là où on l'avait craint disparue.

C'est dans cette tradition plusieurs fois millénaire que les chanteurs d'aujourd'hui puisent les accents magnifiques des hymnes, profanes ou sacrés, dont les échos vont se perdre dans le murmure constant de l'océan sur le récif... C'est en elle que danseurs et danseuses trouvent l'inspiration de leurs chorégraphies éblouissantes. En elle que les passionnés de va'a (pirogue traditionnelle) découvrent l'art de construire et de faire voler leurs fines pirogues à balancier, sur océan et lagons !

C'est de la tradition que viennent l'art des percussions sonores issues des grands pahu à la voix grave et des to'ere crépitants, l'art des beaux tatouages complexes. Et l'art des bois sculptés marquisiens, enfants des grands tiki, ces statues de pierre toujours dressées parmi les laves des marae, au fond des vallées secrètes.

Dans les îles polynésiennes, généreuses, tous les talents se liguent aux splendeurs naturelles, pour faire de l'artisanat... un art.
 

La danse
 

Dans la Polynésie pré-européenne, les danses "étaient nombreuses et diversifiées" (W. Ellis, 1831) mais on sait peu de choses les concernant. On sait seulement qu'hommes et femmes dansaient, ensemble ou séparément. Certaines danses se pratiquaient debout, d'autres assises. Les musiciens accompagnaient les danses avec un nombre limité d'instruments : essentiellement pahu (tambour à deux membranes) et vivo, flûte nasale.

Associée comme le tatouage à la nudité donc à l'impudeur, la danse fut interdite par les missionnaires. Il fallut attendre les années 1950 pour que cet art ancestral retrouve sa place dans les moeurs polynésiennes, renaissant grâce à la transmission orale et aux écrits des voyageurs.

Il existe, dans la danse tahitienne d'aujourd'hui, quatre grands types de danse :

  • Le Otea : ce devait être à l'origine une danse quelque peu guerrière, réservée aux hommes. Elle est devenue la danse la plus célèbre des danses tahitiennes. Sa chorégraphie est organisée autour d'un thème et sa musique d'accompagnement, exécutée à l'aide de percussions, et est constituée de motifs rythmiques appelés pehe.
  • Le Aparima : dans cette danse, ce sont les mains des danseurs qui miment l'histoire. Soit l'aparima est vava (muet) et il s'agit alors d'une pantomime, pratiquée généralement à genoux et accompagnée par des percussions. Soit il est chanté, aparima himene, et les gestes se rapportent alors à un chant qui est accompagné d'instruments à corde.
  • Le Hivinau : lors de cette chorégraphie, danseurs et danseuses évoluent en rond et un soliste masculin lance une phrase que reprend le choeur. L'orchestre est composé de divers tambours et le rythme est donné par les chants des danseurs.
  • Le Pa'o'a : cette danse semble être l'héritière des gestes de la fabrication du tapa (sorte de parchemin conçu à partir de matières végétales). Danseurs et danseuses sont accroupis et en demi-cercle. Un soliste vocal lance un thème auquel répond le choeur. Un couple se lève et exécute dans le cercle une danse brève, soulignée par des «hi» et des «ha».

 

Les autres archipels ont fortement subi l'influence de la danse tahitienne, mais ils ont su préserver certaines de leurs danses : danse de l'oiseau aux Marquises, kapa aux Tuamotu et pe'i aux Gambier.

Les orchestres d'aujourd'hui utilisent percussions et instruments à cordes. Parmi les percussions, on retrouve le to'ere, le fa'atete, le pahu à deux membranes, battu avec une baguette, le pahu tupa'i rima, à membrane unique, qui se joue avec les mains. Les instruments à cordes regroupent pour leur part le ukulele et la guitare.

D'autres instruments longtemps disparus ont progressivement réapparu, comme le ihara, tambour de bambou fendu, et le vivo, flûte nasale. Enfin toutes sortes de sons sont obtenues en frappant des pierres, des coquillages, en utilisant des penu (pilon) ou des noix de coco.

 

L'artisanat
 

La dextérité manuelle des artisans est extrêmement féconde, comme le démontre les multiples expositions organisées tout au long de l'année dans chaque archipel. L'art du tressage se décline en de multiples créations, comme les chapeaux, les sacs, les paniers, les nattes... Les femmes des Australes sont notamment passées maîtres dans cette discipline utilisant les fibres végétales du pandanus, du cocotier ou du roseau ou 'a'eho.

Le goût de l'observation et l'amour de la nature se retrouvent dans les somptueux tifaifai, couvre-lits aux motifs végétaux ou ethniques cousus à la main. L'engouement des femmes pour cet élément de décoration typique des fare, ou maisons polynésiennes, témoignent d'une réelle créativité et a engendré l'organisation d'une exposition annuelle du tifaifai. L'expression artistique se réalise aussi dans le travail du bois, l'apanage des hommes. Ces derniers sculptent selon leur inspiration et d'après des motifs ancestraux, graphiques ou symboliques, dans des bois précieux, tou ou palissandre local, miro ou bois de rose. Les Marquisiens excellent dans ce domaine et produisent de superbes pièces, lances, casse-têtes et umete, fruitier pouvant servir de grand plat. Certains recourent parfois aux pierres volcaniques, aux coraux, et même aux os pour façonner mille objets décoratifs ou utilitaires comme le penu, ou pilon.

Enfin, le renouveau de la nacre perlière met en pleine lumière les nuances irisées des nacres polies. Leurs teintes changeantes et fascinantes en ont fait un élément de décoration de choix pour magnifier les costumes de danses ou pour en faire des bijoux chatoyants.

 

La Perle de Tahiti
 

La Perle de Tahiti provient des sécrétions de nacre d'une espèce bien particulière d'huîtres, la Pinctada Margaritifera, qui se complait dans les eaux chaudes polynésiennes. Depuis quarante ans, les îles, et plus particulièrement celles des Tuamotu-Gambier, vivent au rythme des récoltes de la célèbre gemme, cultivée au coeur des lagons. Une activité qui réclame un travail de longue haleine : après quatre années d'entretiens et de soins minutieux, les huîtres élevées ne produisent que quelques perles commercialisables et les perles rondes et sans défaut restent très rares.

La Perle de culture de Tahiti est reconnue sur le marché mondial par la Confédération Internationale de la Bijouterie, de Joaillerie et d'Orfèvrerie (CIBJO) qui lui a donné ses lettres de noblesse en 1976, et par le Gemological Institute of America, qui a authentifié ses couleurs naturelles.

Car si la taille et l'éclat de la Perle de Tahiti composent une part de sa personnalité, c'est l'incroyable variété de ses nuances qui en font un bijou à nul autre pareil. Bien qu'elle soit souvent appelée « perle noire », elle se décline en une palette allant du gris très clair à l'anthracite soutenu, en passant par des teintes beaucoup plus originales, comme l'ivoire, le rose pâle, l'or profond, le vert pistache, le bleu lagon, l'aile de mouche...

Ces mille et une couleurs sont le fruit d'une formidable alchimie naturelle, influencée par la couleur de l'huître, la température et la salinité de l'eau, la profondeur, la teneur en plancton et en sels minéraux des lagons...

Grâce à ce processus, la Perle de Tahiti sait être toujours différente, toujours unique, et, fait suffisamment rare pour être mentionné, habille aussi biens les femmes que les hommes. Indifférente aux effets de la mode, elle séduit également les célébrités et les icônes de la couture, qui raffolent de sa connotation mystique et de son chic contemporain.

Les stylistes tels que Jean-Paul Gauthier, Karl Lagerfeld, Alexander McQueen l'ont depuis longtemps adoptée pour l'intégrer à leurs collections, tandis qu'elle est portée par toutes les femmes "lumières", comme Kate Moss, Jerry Hall, Sharon Stone, Liz Taylor, Joan Collins...

Si la forme parfaitement ronde est l'image la plus familière de la Perle de Tahiti, celle-ci peut adopter des silhouettes beaucoup plus originales. Les perliculteurs classent généralement leurs gemmes en cinq catégories de formes : rondes, semi-rondes (perles presque sphériques avec de légères variations de diamètres), cerclées (ornées de cannelures sur leurs surfaces), semi-baroques (perles symétriques mais non sphériques, en forme de poire, de goutte, de bouton...) et baroques (totalement asymétriques).

Bijoux pour tous les goûts
 

Grâce à leur grande variété de formes et de couleurs, les Perles de Tahiti représentent une source d'inspiration inépuisable pour les joailliers et les designers. Les vitrines des bijouteries polynésiennes illustrent d'ailleurs fort bien l'étendue des possibilités offertes par la célèbre gemme.

Si vous cherchez un bijou discret, vous pourrez par exemple opter pour une perle unique, montée sur un support en or, en diamant, en argent, en acier ou en cuir, puisque selon ses nuances, la Belle s'accorde avec tous les types de supports. Certains créateurs composent également de superbes pièces en associant plusieurs perles entre elles. Selon l'effet recherché, ces bijoux pourront sembler parfaitement symétriques (perles de même taille ou assemblées en dégradé de diamètre), unicolores (assortiment de perles de même couleur) ou au contraire paraître asymétriques, bicolores ou multicolores (créations à base de perles complètement différentes).

A cette large gamme de produits, il convient d'ajouter ceux où la Perle de Tahiti accompagne d'autres matériaux, comme les pierres précieuses ou la nacre gravée.

Beauté à l'état pur
 

La plupart des vendeurs de Perles de Tahiti proposent, outre leurs collections de bijoux ouvragés, une large gamme de gemmes à l'état brut. Vous pourrez ainsi choisir précisément la ou les perles à votre goût et vous composer un bijou sur-mesure. Pour cela, il vous suffira de faire part de vos envies au joaillier, qui montera vos perles au gré de vos idées.

Si vous envisagez d'offrir la gemme ou si vous souhaitez la faire monter plus tard, vous pourrez également demander au bijoutier ou au perliculteur de réaliser un simple perçage.
 

La nacre
 

La perle n'est pas la seule richesse produite à partir des huîtres polynésiennes. La nacre des coquilles est une autre ressource naturelle exploitée par les bijoutiers. Une fois triées, les nacres sont décapées, polies et poncées pour obtenir un éclat iridescent. Les créateurs utilisent ensuite cette matière première en la découpant en diverses pièces de bijouterie ou en la gravant de motifs polynésiens.

Vous pourrez admirer, et bien sûr acheter, les bijoux ainsi conçus dans tous les établissements touristiques des îles : marché de Papeete, front de mer de Tahiti, boutiques des hôtels, des aéroports, maisons de l'artisanat...
 

Le Monoï de Tahiti
 

Le Monoï est le fruit de l'union de la fleur de tiare et de la noix de coco, deux ressources naturelles emblématiques de la Polynésie. Si cette huile sacrée était déjà intimement liée au quotidien des premiers Maohi, qui l'utilisaient comme produit de beauté et de soin, son destin a réellement basculé en 1942. C'est à cette époque que les fondateurs de la future parfumerie Tiki décidèrent de se lancer dans la commercialisation du précieux Monoï, tout en veillant au respect des techniques ancestrales de fabrication. Pour conditionner leur produit, ils recyclèrent des flacons pharmaceutiques, et ajoutèrent une véritable fleur de tiare dans chacune des bouteilles.

Aujourd'hui, la célèbre fiole a fait le tour du monde, et se décline en lotion capillaire, en produit anti-moustique, en huile solaire, le tout disponible en une multitude de parfums.

La fabuleuse histoire du Monoï ne s'arrête bien sûr pas là. D'autres sociétés de cosmétiques ont également su adapter les traditions polynésiennes aux nouvelles technologies pour concevoir de nouvelles gammes de produits. Sous la houlette des chercheurs, le monoï a ainsi été successivement marié à d'autres ressources naturelles locales, comme la vanille, l'extrait de perle, le frangipanier ou le santal, et a donné naissance à toutes sortes de produits du corps : mousses de soins, shampoing, savons, parfums, laits corporels...

L'odeur envoûtante et le pouvoir hydratant et réparateur de l'huile sacrée a même su conquérir les plus grandes marques de Beauté. Ainsi, ne soyez pas surpris de retrouver du monoï dans vos produits cosmétiques préférés. Certains d'entre eux affichent même le label « Monoï de Tahiti Appellation d'Origine », reconnaissable à son logo fleuri et qui garanti l'authenticité des ingrédients employés et le respect des teneurs minimales imposées.

Si le Monoï est si apprécié des laboratoires et des consommateurs, c'est parce qu'il allie parfum de bout du monde, ingrédients naturels et propriétés actives. De nombreux tests in vivo ont en effet su prouver ses vertus hydratantes et réparatrices, idéales pour régénérer la peau et embellir la fibre capillaire. De plus, l'innocuité du produit rend son emploi très sûr, sans aucun risque de réaction cutanée ou allergique.

Le monoï peut donc être utilisé en toute sécurité pour sublimer votre visage, votre corps et vos cheveux ou pour apaiser et nourrir votre peau après une exposition au soleil. Produit sensuel, il peut également servir comme huile de massage ou être directement versé dans le bain. A vous la détente et le bien-être !

 

La Vanille de Tahiti, un trésor venu d'Amérique…
 

C'est l'un des plus précieux trésors de l'Eden polynésien. En effet, la Vanille de Tahiti est réputée pour être la plus exquise des sortes de vanilles du monde. Son parfum unique lui vient en partie de son incroyable histoire, qui a traversé le temps et l'océan. D'après des chercheurs de l'Université de Californie Riverside, la Vanille de Tahiti proviendrait en effet d'un croisement ancestral de deux types de vanilles, réalisés par les Mayas, celle grande civilisation d'Amérique du Sud disparue depuis le 16è siècle.

Ces derniers auraient utilisé de la vanille Bourbon et de la vanille odorante, une plante extrêmement rare, pour faire naître la fameuse espèce « tahitensis », afin d'adoucir l'amertume du chocolat dont ils étaient particulièrement friands. Les plants auraient ensuite été exportés par des galions espagnols vers les Philippines, où on retrouve aujourd'hui cette même vanille sous le nom de Vanille du Guatemala. C'est au 19è siècle que cette dernière retraversera le Pacifique, à bord d'un navire français, pour accoster en Polynésie française et devenir la Vanille de Tahiti.

Un savoir-faire minutieux
 

Mais l'Histoire ne fait pas tout. Pour obtenir les précieuses gousses, les cultivateurs polynésiens doivent prodiguer aux lianes de vanille toute une batterie de soins très complexes. Celles-ci nécessitent en effet un climat chaud et humide, ainsi qu'un ombrage suffisant, pour pouvoir produire les subtiles orchidées qui engendreront à leur tour l'épice tant appréciée.

Les premières fleurs apparaissent au bout de deux longues années de croissance, puis doivent être « mariées » par l'homme une à une. Les fleurs étant éphémères, ce sont plusieurs milliers de fleurs qu'il faut manipuler en quelques jours. Leurs bases s'allongent alors, et forment l'ébauche d'une gousse, qui demandera encore 9 mois de patience avant d'atteindre la bonne maturité.

Le travail des cultivateurs ne s'arrête pas là ! Après la récolte, ces derniers doivent encore procéder à la préparation de la vanille : brunissement, nettoyage, ensoleillement, séchage, tri et affinage, autant d'étapes à effectuer avec minutie pour garantir la qualité de l'épice.

Des senteurs et des saveurs uniques au monde
 

Si la Vanille de Tahiti est si réputée auprès des gourmets, c'est avant tout parce que ses gousses peuvent être récoltées intactes à pleine maturité, alors que les autres espèces sont prélevées de leurs plants avant ce stade, pour éviter qu'elles ne se fendent et perdent leurs qualités gustatives. La Vanille de Tahiti profite ainsi de deux mois supplémentaires pour se charger de grains et développer ses propriétés aromatiques.

Le mariage de ses origines, de ses propriétés uniques et du savoir-faire polynésien a ainsi permis à la subtile épice de devenir un nec plus ultra à travers le monde entier.
 

Le tatouage
 

Le tatouage, semble avoir existé dans toutes les îles formant ce qu'on appelle aujourd'hui le triangle Polynésien : Polynésie française, Nouvelle-Zélande, Hawaii, Samoa, île de Pâques, îles Cook. On le retrouve sous des formes singulières dans tous les archipels de Polynésie française, excepté au sud des Australes ainsi qu'à l'est des Tuamotu. Si il était pratiqué à grande échelle dans les temps anciens, ses origines sont floues, remontant au-delà des traces les plus reculées de la civilisation ma'ohi, pour se perdre dans le temps mythique de la genèse polynésienne. Les termes «tatouage» ou «tatoo» viennent d'ailleurs du tahitien tatau, de ta, frapper.

Mais attention à ne pas confondre les différentes formes du tatouage polynésien. Par exemple, le tatouage tahitien et le tatouage marquisien sont complètement différents, autant d'un point de vue graphique que symbolique. Dans les îles sous le Vent, les motifs les plus courants étaient des formes géométriques abstraites (cercles, croissants, rectangles) et figuratives (animaux, végétaux) tatoués sur les bras, les jambes et les épaules. Aux Marquises, l'art du tatouage aurait atteint un développement incomparable de par la grande richesse et l'élaboration de ses motifs. Dans cet archipel du bout du monde, tatouage se dit e patu tiki, qui signifie «frapper des images», une expression révélatrice...

Les motifs marquisiens ont un style particulièrement géométrique. Le tiki, premier homme devenu un ancêtre déifié, est beaucoup représenté. Pour l'oeil novice, il est pratiquement impossible de reconnaître l'aspect d'un tiki, tant il est stylisé de différentes manières !

Il en va de même pour les motifs d'animaux et de plantes, très géométriques également. Tortue, lézard, raie, murène, tête de poisson, bambou, racine de banyan, feuille de cocotier, représentent de manière très stylisée les richesses naturelles, terrestres et marines, des îles.

D'hier à aujourd'hui
 

Aujourd'hui, il est particulièrement difficile de remonter aux origines et aux significations du tatouage puisqu'il n'a pas été pratiqué pendant près d'un siècle et demi. En effet, en 1819, le code Pomare, du nom premier roi polynésien converti au catholicisme, en a interdit la pratique.

Il faudra attendre les années 1980 avant de voir la renaissance de cet art en Polynésie française. Aujourd'hui, une jeune génération de tatoueurs particulièrement doués assure le renouveau culturel du tatouage ma'ohi, pour le plus grand plaisir de la population et des visiteurs de passage.
 

La gastronomie
 

Bénéficiant de conditions climatiques optimales, la Polynésie française est un véritable jardin d'Eden, où exubérance rime avec abondance. Dans ce pays gorgé de soleil, les agriculteurs cultivent une grande variété de fruits, d'épices et de légumes, aux noms évocateurs de destinations lointaines... Si ces trésors exotiques sont si appréciés des consommateurs, c'est parce qu'ils allient qualités aromatiques et bienfaits nutritionnels, pour le plus grand plaisir du corps et des papilles.

Le fruit légendaire de l'arbre à pain ou 'uru, la noix de coco, les dizaines de variétés de bananes dont l'incomparable banane plantain orangée ou fe'i, les divers tubercules tels que le taro, le tarua, le ufi ou encore le 'umara, constituent la base de la cuisine îlienne. Les papayes, mangues, ananas, pastèques, pamplemousses, citrons verts, additionnés d'une gousse de vanille, servent quand à eux à confectionner de savoureux desserts.

Les poissons du lagon et du large, de la perche à la daurade coryphène (mahi mahi), en passant par les poissons-perroquets, dans les îles Tuamotu en particulier, sont également au menu des plats typiques polynésiens. On les déguste souvent crus, parfois marinés dans du jus de citron vert et du lait de coco, la fameuse recette du "poisson cru à la tahitienne", qui a fait le tour de la terre.

Toutes ces aliments tropicaux se retrouvent dans le traditionnel ahima'a, four polynésien où cuisent à l'étouffée fruits, légumes, petits cochons de lait, poulet au fafa (épinards locaux) et autres délicatesses comme les po'e ou pâtes de fruits locales. Le tout arrosé d'un lait de coco frais et crémeux à souhait.

De nombreux prestataires touristiques proposent également de découvrir les saveurs des îles lors de pique-niques les pieds dans l'eau, organisés sur une plage ou un motu (îlot). Ces sorties sont alors l'occasion de goûter aux poissons fraîchement péchés, dont le savoureux ume, le bec de cane des lagons ou les petites carangues.

 

La flore
 

Tahiti et les îles hautes doivent en partie leur réputation à leur végétation tropicale luxuriante, qui fascine le visiteur. La visite des nombreux parcs et jardins botaniques (à Tahiti, Moorea, Huahine, Tahaa ou encore Ua Huka) est un véritable voyage à la découverte d'une flore extraordinairement riche.
 

Des plantes aux multiples usages
 

Au cours de ses migrations, l'homme a introduit de nombreuses espèces utiles dites "traditionnelles" : vivrières, textiles ou encore médicinales. Le peuplement des archipels par les premiers maoris amena une première sélection de plantes vivrières telles que le cocotier, le mape (châtaignier tahitien), le uru (arbre à pain), l'igname, originaires d'Indo-Malaisie, mais également la canne à sucre, les bananiers, le pommier-cythère...

Les premiers missionnaires ramenèrent également de nouvelles plantes utiles (tamarinier, citronnier, avocat, vanille, manguier...), ainsi que des fleurs ornementales. La pharmacopée polynésienne, à base de plantes, comprend de nombreux raau (remèdes) encore transmis de génération en génération dans les familles. Par ailleurs, l'utilisation de certaines espèces comme matériaux de construction est largement répandue dans l'architecture traditionnelle (structures en bambou, troncs de cocotiers, revêtements de toitures en niau -palmes de cocotiers tressés- ou en pandanus...).

Sur les îles montagneuses, la végétation s'étage en fonction de l'altitude, des vents, des sols, de l'ensoleillement et des précipitations. Les plaines côtières sont le domaine des cocoteraies et de diverses espèces arboricoles (aito, tipaniers, manguiers, tamanu...). Les vallées présentent pour leur part une flore variée en raison des cultures et d'une irrigation importante. Quant aux plateaux et aux sommets, ils abritent surtout des espèces indigènes (fougères arborescentes et nombreux arbustes endémiques).

Alors que les îles hautes comptent environ 1 000 espèces différentes, les îles basses (atolls), sous l'influence des vents et des embruns, n'en comptent qu'une centaine, dont les plus courants sont le tou, le cocotier, le fara (pandanus), le nono ou encore le miki miki....
 

Les fleurs : un art de vivre
 

Les fleurs font partie de la culture et de la vie polynésienne. Dès leur arrivée à l'aéroport, les voyageurs sont accueillis par des colliers odorants et colorés. La coutume voulait également que les colliers de tiare soient offerts au départ du voyageur pour lui souhaiter chance. Pour des raisons phytosanitaires, les colliers de coquillages ont remplacé les colliers de fleurs. Les fleurs symbolisent la fête, le plaisir et la réjouissance. Autour du marché de Papeete, les mama confectionnent des couronnes fleuries que les Polynésiens portent lors d'occasions spéciales, comme un mariage, ou tout simplement une soirée entre amis.

Les fleurs sont à l'origine de nombreuses légendes polynésiennes. Le tiare maohi appelé aujourd'hui tiare tahiti pour le différencier du mot «tiare», qui signifie «fleur» en général, aurait été créé par le Dieu Atea avec l'aide de Tane, Dieu de la beauté. A l'époque des ancêtres polynésiens, seuls les rois et les princes pouvaient cueillir cette fleur sacrée. Par la suite, le tiare était uniquement utilisé en symbole d'amour. Lors des mariages polynésiens, la maison et le lit des jeunes mariés étaient tapissés de ces fleurs immaculées pendant 30 jours. Leur parfum permettait au jeune couple d'atteindre le secret de plénitude du Dieu Atea. Aujourd'hui, le tiare tahiti est toujours symbole de l'amour : porté à l'oreille gauche, il signifie que le cœur est pris mais, à l'oreille droite, que le cœur reste à prendre...
 

Coco, le fruit qui fait tout !
 

Le cocotier est à la fois un symbole de Tahiti et une ressource essentielle pour ses habitants. En effet, la précieuse noix qu'il produit a plus d'un tour dans sa coque : son eau, délicieusement rafraîchissante, étanche la soif, et sa chair, une fois râpée et pressée, donne un lait aromatique utilisé à « toutes les sauces », notamment dans la préparation du fameux « poisson cru au lait de coco ». A un stade de maturation plus avancé, la chair du coco devient coprah, et sert cette fois à la préparation de produits cosmétiques, comme le savon, le shampoing ou le monoï. Enfin, l'huile de coprah se révèle être un excellent bio-carburant, et pourrait à terme se faire une place dans le monde des énergies renouvelables.
 

La faune terrestre
 

Dans ces archipels dont l'île la plus grande, Tahiti, n'excède pas 1 000 km2 de superficie, la faune terrestre est relativement succincte. Si on rencontre quelques rares insectes, on n'y trouve ni reptiles (à l'exception d'inoffensifs margouillats, sorte de petits lézards geckos), ni animaux dangereux.

Pour le reste, les seuls animaux terrestres présents dans les îles polynésiennes se limitent à ceux qui furent importés par les navigateurs : chiens, chats, chèvres, poules, cochons, puis bovins et chevaux. Ces derniers, aux îles Marquises, sont souvent sauvages, libres dans les montagnes, où leurs cavalcades en bandes participent à la magie des paysages.

Les poules pondent dans les sous-bois, voire dans le sable des atolls, sous le regard gourmand et attentif des crabes. Les chèvres trottinent en équilibre sur les vertigineux abrupts, tandis que des familles entières de cochons, petits, noirs ou tachetés, trouvent pitance dans les forêts de mape, châtaigniers tropicaux, et gîtent entre les hautes racines des pandanus d'où il ne fait pas bon les déloger... ce que font pourtant les chasseurs, à leurs risques et périls, tant leur chair est savoureuse !
 

La faune aviaire
 

La Polynésie française compte 33 espèces d'oiseaux terrestres, dont 26 sont endémiques à Tahiti et ses îles, ainsi que 28 oiseaux marins. Les plus beaux spécimens s'observent souvent lors de randonnées en montagne, ou lors d'excursions sur certains motu (îlots).

En effet, nombre d'entre eux servent d'étapes aux oiseaux migrateurs et abritent des espèces indigènes. On y voit notamment des Frégates - 'otaha - grands oiseaux marins dont le mâle, lors des parades nuptiales, gonfle sous son bec un jabot écarlate. On y observe également des Fous à pieds bleus, qui cachent à la première alerte leurs énormes poussins duveteux dans les buissons de miki miki.

Les hauts de vallées sont fréquentés par les Salanganes, sortes de mésanges beiges et dodues, les Busards prédateurs, tandis que Martins Chasseurs - 'uriri - et petits Hérons - 'otu'u - se partagent les bords de rivières. A l'embouchure de ces dernières, lorsque le soleil décline, l'Hirondelle de Tahiti trace ses arabesques dans le ciel.
 

La faune marine
 

Les eaux limpides de Tahiti et ses îles abritent plus de 1 000 espèces de poissons, dont la diversité de couleurs n'a d'égale que la variété de leurs tailles et de leurs formes. Les plus petits, souvent très colorés, affectionnent les jardins de corail et les faibles profondeurs des lagons, tandis que les espèces plus imposantes préfèrent la vie trépidante des passes, des tombants récifaux et du grand large.

En toile de fond, canyons, cavernes et coraux s'entremêlent et créent un univers aux multiples recoins.
 

Un aquarium de 4 millions de km2
 

Grâce à leur biodiversité exceptionnelle, les fonds marins polynésiens sont considérés par les scientifiques comme « le plus riche aquarium de la planète ». Toute la région, depuis 2002, est d'ailleurs classée en ZEE (Zone Economique Exclusive), véritable sanctuaire où il est, entre autres, interdit de pêcher au filet dérivant, ce qui vaut à la Polynésie française la plus haute distinction décernée par le WWF (World Wildlife Fund).

Dans les lagons aux eaux de jade et de turquoise des archipels des Tuamotu et de la Société, où évoluent d'innombrables poissons aux silhouettes délicates et motifs bariolés, viennent jouer plus du tiers des espèces de dauphins de tous les océans ! Parmi les dentelles de corail dansent des escadrilles de Demoiselles, de rougets et de poissons soldats, tandis que passent Chirurgiens Bagnards à maillots rayés et Poissons Picasso à la mine boudeuse.

Sur les fonds miroitants, glissent les Raies Manta qui, dans un élan soudain, s'envolent vers le ciel pour replonger à deux pas des placides requins de lagons. Les tortues enfouissent leurs œufs dans le sable chaud des plages désertes, tandis que les baleines viennent s'accoupler et mettre bas dans les baies sauvages des différents archipels : Australes, Gambier, Tuamotu et îles de la Société.

Vous l'aurez compris, dans ce monde où l'infiniment petit côtoie l'immensément grand, vous vivrez des émotions uniques au monde.

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